Comme il arrive encore trop souvent que des âmes égarées me demandent avec des yeux gros comme des billes de loto : "les Wièèr... quoi?", je prends l'engagement civique de les présenter. *arbore son air fiérot* En réalité, ce n'est qu'une excuse pour causer d'un groupe que j'affectionne particulièrement. ^^
Les Wriggles (prononcez comme vous voulez), c'est quoi ce truc là ? A l'origine, il s'agit de cinq trucs farfelus, habillés en rouge, qui ont un jour décidé de composer des chansons potaches pour le plaisir de la dérision. C'est en toute jovialité que leurs premiers morceaux ont émoustillé un public curieux et conquis, qui se retrouvait dans des textes à la fois simples et tordus, lurons et satiriques, beaux et troublants. Un cocktail de fraîcheur qui invite qui veut s'y joindre à se rire du quotidien sous toutes ses facettes. Et s'il vous plaît d'écouter les loustics en boucle dans votre chambre, ou encore d'en gratouiller quelques airs sur un coin de guitare, vous serez incontestablement enchanté en allant les voir. Car c'est bel et bien sur scène que les Wriggles prennent toute leur dimension. Et pour cause, comme le promet leur nom (to wriggle : se tortiller, se trémousser), ça saute, ça gesticule, ça se tortille à gogo, le tout rythmé par un enchaînement impeccable de chansons mises en scène avec humour au bout d'une ou deux guitares sèches. Plus qu'un concert, les Wriggles nous offrent un vrai show théâtral où la simplicité et la complicité d'une bande de potes avant tout dominent.
Pendant plus de dix ans, le groupe se composait de cinq joyeux drilles nommés Christophe Gendreau (dit Kristoff), Stéphane Gourdon (dit Stef), Antoine Réjasse (dit Tony), Frédérick Volovitch (dit Frédo) et Frank Zerbib. Depuis Septembre 2006, le groupe ne compte plus que trois membres : Kristoff, Stef et Frédo.
J'admets que cette séparation m'a pas mal effrayée dans un premier temps, le dernier opus du groupe tronqué n'ayant pas complètement été à la hauteur de mes attentes, lors de la première écoute. Mais encore une fois, il m'a fallu attendre de les voir sur scène pour voir disparaître cette appréhension. Cette amputation clanique n'a rien enlevé à leur énergie et le plaisir de les voir s'agiter sur les planches est toujours intact. Il est vrai que les nouveaux Wriggles sont différents. Privés de deux de leurs principaux paroliers, les textes prennent davantage la patte de chacun, ce qui n'est pas pour déplaire.
Pour ma part, ce que j'apprécie vraiment avec ce groupe, c'est cette faculté à dispenser des grains d'humanité dans n'importe quel fait du quotidien. Certes, les sujets qu'ils touchent ne sont pas originaux, puisqu'on s'y reconnait tous à un moment donné, et c'est précisément ce qui m'émoustille dans leurs textes. Une façon de mettre de l'humour et de la poésie dans la vie de tous les jours, avec des mots simples et une guitare. Une façon de dire aussi que tout le monde a les cartes en main pour se faire artiste.
Pour les néophytes, quelques mises en bouche :
"Les voisins", DVD Act V, au Trianon... Ca ne vous rappelle pas des souvenirs, à vous? ^^ *aime beaucoup le Frédo énervé*
"Mon petit mec et moi", Trianon bis. Voici une chanson qui traite simplement d'un fait qui devrait être normal.
"T'es sympa tic", Trianon toujours. Je ne résiste pas aux grimaces légendaires de Stef... ^___________________^
Pouce!
Fro? Qu'est-ce que tu fais là?
Tu voulais que je t'arrête dans tes pulsions de fangirl forcenée, le cas échéant. C'est exactement ce que je fais.
Ce ne sont pas des pulsions, c'est une réaction normale. Tu n'as pas envie de lui pincer les joues, toi aussi?
*se prend la poêle d'un Gamegie de passage sur le coin de la trogne* xD
